• L'art roman

    Article rédigé par Barbara et Elodie

     

    I) Cadre historique :

    A) Définition de l’art Roman :

     L’art Roman désigne un style spécifique naît en Europe méridionale (nord de l’Italie, Catalogne) à la fin du Xe siècle et se développe jusqu’à la fin du XIIe. Il est à la fois un style architectural, pictural et décoratif.

    L’art Roman se distingue de l’art gothique par des caractéristiques qui lui sont spécifiques en termes d’architecture, de sculptures et de peintures.

     

    B) Contexte historique :

     

    C’est à la fin du Xe siècle qu’apparaît la volonté  d’un nouvel élan bâtisseur qui crée les conditions d’un renouveau de l’art.

    Premier âge roman (950-1060) : il se caractérise par une nef à trois vaisseaux (étant le narthex, le vaisseau central et les bas-côtés), une abside mais pas de transept. Les églises romanes sont de petites tailles et massives de par l’épaisseur des murs. La charpente en bois est remplacée par un des voûtes en pierre. On ajoute également des colonnes et des ajouts extérieurs. Les sculptures se développent ainsi que les chapiteaux vers 1025.

    Deuxième âge roman  (1060-1130) : les infrastructures religieuses adoptent un plan en croix latine. On retrouve des voûtes en berceau et des voûtes en arête. Les poussées sont contenues par des murs épais ou des bas-côtés avec contreforts. On réalise des élévations à trois niveaux en ajoutant des tribunes et de hautes fenêtres qui permettent un éclairage de la nef. Bien qu’on retrouve à l’intérieur des peintures, la sculpture est aussi privilégiée avec les chapiteaux et l’invention en 1100 des tympans sculptés qui ornaient l’entrée des édifices.

     

    II) Les caractéristiques de l’art Roman :

     

    A) L’architecture :

     

    La forme extérieure des édifices issus de l’art Roman est massive et élaborée à l’aide de grandes voûtes de pierres. Toutes les ouvertures sur les murs ont une forme arrondie et sont étroites. Les murs sont agrémentés de nombreuses sculptures et peintures. La hauteur des constructions ainsi que les ouvertures sont limitées du fait de cette architecture imposante et du poids des édifices.

    A l’origine, le toit des églises était construit à partir de bois. Comme cette matière brûle facilement, les bâtisseurs, pour pallier cela, ont décidé de remplacer le bois par la pierre. Cependant, le problème majeur réside dans  le poids de la pierre ne permettant pas à la structure de tenir du fait des forces exercées d’écartement sur les murs qui supportent la voûte. Ils mirent en place un système permettant de maintenir la structure par le biais de plusieurs éléments architecturaux.

    • Ø      La voûte en berceau : une  voûte est une structure destinée à couvrir un espace vide entre deux murs parallèles. Le système de voûte en berceau est constitué d'une série d'arcs appelés arcs en plein cintre. Les voûtes en berceau ne pouvaient pas être très hautes car le poids des pierres en haut de la voûte avait seulement deux supports étant les deux colonnes de la voûte.
    • Ø      Les contreforts : ils consistent en un bloc de maçonnerie très épais qui sont élevés à l'extérieur des  murs  pour les soutenir. Ils servent de soutien à la structure. Cette conception architecturale repose sur un système de poussées, de contre-poussées et de contrebutement.

    Les églises romanes sont parfois sous forme de croix du fait de la formation de deux nefs dont une transversale qui est appelée le transept.

     

     

    Cette conception architecturale repose sur un système de poussées, de contrepoussées et de contrebutement.

     

    B) Les sculptures :

     

    Les caractéristiques de l’art roman concernant les sculptures qui ornent les édifices sont issues d’un monde imaginaire. On les retrouve dans la structure du bâtiment, sur les murs, les colonnes. L’espace était très occupé par les sculptures.

    En effet, les sculpteurs s’inspiraient des mythes et du folklore car chaque créature représentait le bien ou le mal. Cela explique pourquoi nous retrouvons dans les sculptures romanes des représentations de créatures, de bêtes imaginaires, telles que des dragons ou bien des griffons.

    Par exemple, la sirène est une créature mythique représentant le mal, en effet celle-ci séduisait les navigateurs qui, attirés par leur chant perdaient le sens de l’orientation, fracassant leurs bateaux sur les récifs où ils y étaient dévorés.

    Au contraire, le cerf représente le bien du fait de son association à la sainteté, il chasse les serpents et il est assimilé au Christ qui chasse le mal par ses bonnes paroles.

    En plus des sculptures de créatures, une autre des caractéristiques de celles-ci est qu’elles représentent également les sujets Bibliques et notamment le jugement dernier.

    De surcroît, les sculptures de l’art roman avaient un rôle de transmission. Le peuple pour la plupart analphabète pouvait alors prendre connaissance des sujets bibliques en lien avec l’Ancien et le Nouveau Testament.

    De plus on avait principalement une opposition du bien et du mal avec un Dieu miséricordieux. On a alors une forme de foi terrifiée avec l’image du Dieu du tympan donnant une impression de puissance terrifiante.

    Toutes ces sculptures étaient des mises en scène de la vie quotidienne, de la Bible mais aussi de créatures fantastiques. Ces mises en scène permettaient d’accroître la ferveur religieuse.

    On a dans l’art roman un véritable bestiaire, les sculptures d’animaux, réels ou issus des mythes et du folklore étaient abondantes.

    Les sculptures ne sont pas de simples ornements dans l’art roman, elles s’intègrent à l’architecture en articulation avec les structures composant les édifices. On les retrouve même sur les chapiteaux, les fûts qui composent les colonnes.

     

     Tympan de l’église Sainte-Foy-de-Conques  
     

     

    L’œuvre sculptée majeure d’une église est généralement le tympan (espace semi-circulaire qui surmonte la porte principale). Celui-ci est composé de trois registres séparés par des bandeaux comportant des inscriptions en latin. Au centre, la figure du Christ avec à sa gauche les damnés et à sa droite, les élus. Les scènes sculptées, contrairement aux écrits, sont facilement interprétables car le peuple distingue nettement l’opposition du bien et du mal. Le tympan représente souvent le jugement dernier, de manière à frapper les fidèles entrant dans l’édifice.

     

    C) Les peintures :

     

    Une autre des particularités dans l’art roman est la peinture. En effet, à l’époque de cet art les édifices, les sculptures étaient peintes et ce avec des couleurs vives telles que l’ocre jaune, le rouge, le vert.

    On trouvait également de grandes fresques (peintures murales) peintes dans les édifices. Pratiquement toutes les surfaces disponibles étaient peintes.

    Pendant cette période d’art roman, on avait d’autres pratiques artistiques comme les enluminures (peintures ou dessins fait à la main pour illustrer des textes, plus généralement des manuscrits), les lettrines (lettre initiale majuscule décorée en tête d’un texte) ou encore des vitraux (composition décorative formée de pièces de verre)  mais ceux-ci étaient bien plus petits que certains vitraux du fait de la petite taille des ouvertures imposées par les caractéristiques architecturales.

    Ici aussi, on avait comme pour les sculptures des scènes de la vie quotidienne ou des scènes bibliques représentées par les peintures, les fresques.

    L’art était alors au service de la religion et de la foi, par la transmission de la religion au peuple par le biais des sculptures et des peintures.

     

     

     



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